Edito

Lorsque j'ai vu Ed Warner au Rock Sur El'Mont, les conditions n'étaient pas propices à découvrir toute la richesse que les quatre ardennais avaient à nous offrir. C'est en écoutant Iera Anagrafh quelques semaines plus tard que je me suis surpris à écouter un groupe novateur, voguant entre postcore, screamo (si comme moi vous pensiez que cela signifie musique de pédale mécheux allez écouter des groupes des années 90), metal, touches psychédéliques. Un groupe affichant clairement une dimension conceptuelle et visuelle (qui justifie complètement le fait qu'ils aient ouvert pour Hypno5e lors de leur passage à Reims en septembre dernier) par l'apport de samples notamment. Bref sûrement le groupe le plus inventif et intéressant de notre magnifique région. Qui de fait n'a pas à avoir peur à l'échelle nationale, voire européenne. Et à l'occasion de leur retour en studio après cinq ans sans nouvel album, nous nous sommes dit qu'il serait sympathique de vous livrer nos premières impressions sur ce futur opus, après une après-midi en compagnie de ces doux dingues.
Dernières Interviews

Ils s'appelaient Boogie Si la scène française est loin d'être minable, il est rare que des albums, des groupes laissent une impression d'indispensables. Comme si on avait dans les mains un album capable de marquer une génération. Pourtant c'est bien le problème que pose The Stench From The Swelling (A True Story), un disque qui tourne dans ma platine depuis pas mal de semaine. A son écoute j'ai découvert 6:33, sorte d'héritiers de Faith No More et Mike Patton mêlant incroyablement musique de film, prog, jazz, dance, un soupçon de metal extrême tout cela en restant toujours accrocheur (écoutez le tube « Burn-In » pour vous en convaincre). Les plus vieux d'entre vous seront ravis d'apprendre le retour sur le devant de la scène de Arno Strobl, qui marque profondément de son empreinte ce disque sensationnel.

Allo la terre Les Spiritual Beggars ne sont pas les plus connus, ni les plus reconnus et pourtant. En sortant des albums toujours d'une qualité irréprochable et ce depuis une vingtaine d'année les mendiants spirituels ont une excellente réputation ; le line-up du groupe n'est pas non plus étranger il est vrai à l'intérêt qu'on lui porte. Car le chef de meute du quintet n'est autre qu'un certain Michael Amott dont le CV (autant que les qualités guitaristiques) font rêver beaucoup de fans de metal. Leur nouvel album Earth Blues ne déroge pas au standard de qualité habituel et nous n'avons pas pu refuser de nous entretenir avec Sharlee D'Angelo (Arch Enemy, The Night Flight Orchestra). Le bassiste aussi sympathique sur scène qu'à la ville nous a parlé en toute confiance et ce même lorsqu'on lui a demandé de nous parler de ses exploits alcoolisés.
Dernier Live-Report
Ce soir nous découvrons enfin le Grillen de Colmar, salle alsacienne réputée s'il en est qui a accueilli d'excellents groupes (et affiches). Ce soir c'est une soirée placée sous le signe du « heavy as fuck » et de Candlelight. Car que ce soit nos protégés de Zatokrev ou les maîtres de cérémonie C.R.O.W.N, les deux groupes sont signés sur le label anglais. Une bien belle occasion de revoir les Suisses et de découvrir le phénomène C.R.O.W.N en live, dont le premier album : Psychurgy vient de sortir. Une chronique devrait d'ailleurs bientôt arriver dans nos pages.






